Le décodage bio-logique ou bio-décodage évolutif
Auteur : Christian Flèche

L’émotion, c’est le chant des cellules, c’est leur murmure, la lumière électrique, chaude et chimique, la réalité subjective des noyaux cellulaires. L’émotion, c’est une petite cellule qui parle d’elle, qui se montre, farouche-animal, moine-pudique, artiste-nue, elle se dit sans voile, en satisfaction ou en frustration.

Lorsqu’un organe est considéré comme « malade » (!), il exprime cette fonction biologique en manque ou en excès (quantité) ou en qualité insatisfaisante. La maladie est un ressenti devenu inconscient, entré en biologie. Le ressenti pathologisant est une fonction biologique insatisfaite. La fonction biologique est un mode d’adaptation au monde extérieur. Et nous sommes la totalité de nos modes d’adaptation, mis en place puis véhiculés par tous nos ancêtres

Le biodécodage est une nouvelle approche de la thérapie et de la santé basée sur le sens biologique des symptômes.

L’observation, l’écoute des patients par un nombre croissant de chercheurs, médecins, thérapeutes et passionnés, mettent en évidence le lien intrinsèque entre chaque maladie et une émotion appelée : ressenti biologique conflictuel.

Pourquoi ? Car le corps est un ensemble d’organes. Ils assurent une fonction biologique pour la survie du tout. Les poumons respirent pour oxygéner toutes les cellules. L’estomac digère pour toutes les cellules ; les os soutiennent tout le corps et lui permettent d’explorer le monde ; les organes des sens nourris, oxygénés, portés, apportent des informations au cerveau qui permet au corps de trouver sa nourriture etc.

Cela est biologique et non pas psychologique. La vie est biologique par nature, psychologique par accident.

En effet, lorsque la fonction biologique est satisfaite, apparaît le ressenti biologique de satisfaction. Nous avons bien mangé, nous nous sentons bien, repu, comblé ; nous avons bien dormi, nous sommes en sécurité, nous voyons quelque chose de beau, nous avons déféqué, eu un acte sexuel…

En résumé dès qu’un organe est comblé, apparaît une émotion spécifique : libéré, soulagé, transporté, touché, comblé, etc. Et lorsqu’une fonction biologique n’est pas satisfaite, dès qu’un organe n’a pas eu ce pourquoi il est programmé, apparaît immédiatement une sensation afin de corriger cela : c’est le ressenti conflictuel biologique

• derme : souillé(e)

• larynx : effrayé(e)

• thyroïde : impatient(e)

 épiderme : isolé(e)

• estomac : écœuré(e)

• rectum : mise de côté

• col de l’utérus : frustrée etc.


Le biodécodage ou décodage biologique des maladies a pour spécificité de décoder de façon biologique toutes les maladies sans exception : maladies physiques, fonctionnelles, organiques, génétiques, psychiques, comportementales.

Décoder de façon biologique revient à se demander : Quelle est la fonction positive de ce symptôme ?
• plus de bronzage, un mélanome permet plus de protection ;
• plus de poumons permet d’attraper plus d’oxygène ;
• plus de sein permet de fabriquer plus de lait, et ainsi de nourrir d’avantage celui, celle que l’on croit en danger ;
• plus de nausée, de vomissement permet d’éliminer plus de contrariété indigeste etc.

En d’autres termes : Qu’est ce que la pathologie apporte à la physiologie ?

La psycho-bio-thérapie est l’art de décoder, d’écouter le patient de façon biologique, afin de retrouver l’instant d’entrée en maladie : le bio-choc ou psycho-choc.

Pour cela le psycho-bio-thérapeute se sert des prédicats, ou langage biologique spécifique à chacun (« je croque la vie à pleine dents », « cette histoire me brasse », « disons que ça marche dans le bon sens », » tu m’a cassé » etc.), de la gomme et de l’encrier, de la clinique et fait le lien avec une histoire personnelle.

Toute maladie démarre en un instant, suite à un bio-choc, que l’on appelle un conflit déclenchant, car il déclenche, réveille une histoire conflictuelle passée ou conflit programmant.

LA DOUBLE ENTREE BIOLOGIQUE

Tous les conflits sont des conflits de conjonction. Il y a toujours, dans chaque ressenti, la conjonction de plusieurs ressentis. Un ressenti unique, à l’état pur, n’existe pas. Il y a soit un ensemble de ressentis, soit un ensemble d’événements, avec plusieurs ressentis. Pour prendre une comparaison, dans la nature, la couleur jaune à l’état pur n’existe pas : on la trouve soit avec un mélange de vert, ce qui donne un jaune verdâtre, soit avec un peu de blanc, ce qui fait un jaune paille, soit avec du rouge, produisant un jaune oranger, etc.

Le symptôme, quel qu’il soit, est toujours une conjonction d’au moins deux ressentis. Si une personne a un conflit de peur, qu’elle vit sur le mode visuel, elle peut développer des problèmes de myopie. Si elle vit cette peur sur le mode respiratoire, elle fera une laryngite. Si elle la vit de façon digestive, elle aura par exemple des vomissements.

Chaque être humain a une manière privilégiée d’être au monde, il crée en permanence sa carte du monde. En P. N. L (Programmation-Neuro-Linguistique), on est attentif à la façon particulière dont chaque individu manifeste cette relation au monde, et qu’il exprime à travers son langage (les « prédicats »). Les individus sont ainsi plutôt visuels, auditifs, olfactifs, gustatifs ou tactiles. À mon sens, il faut aussi tenir compte de la réalité biologique, qui elle aussi modèle une manière particulière d’être au monde : digestive, respiratoire, rénale, sexuelle, osseuse…

Par exemple, les « digestifs » sont des gens qui croquent dans la vie à pleines dents, qui éliminent les problèmes, ou ne peuvent pas digérer leur voisine de palier… Si un individu « digestif » a un conflit de peur, il peut la vivre en termes digestifs + moteurs, auquel cas il aura des vomissements ou des diarrhées. Si son conflit est un conflit digestif + souillure (se sentir sali), il fera un polype du côlon.

D’autres personnes vivent beaucoup plus en termes de contact. Ce sont des « épidermiques », des gens qui disent par exemple avoir les nerfs à fleur de peau. Si un « épidermique » vit un conflit de souillure, il fera une verrue, ou un mélanome.

On peut bien sûr empiler, avoir plusieurs sensibilités biologiques. À chaque symptôme correspond une double, et parfois triple, entrée biologique. C’est la conjonction d’au moins deux ressentis.

La 1ère porte d’entrée correspond à l’appareil dans lequel la personne reçoit le drame. Par exemple un conflit de souillure, peut être vécu dans l’appareil visuel, mais aussi dans l’appareil sexuel ou dans l’appareil digestif. La peur peut toucher les yeux, le larynx ou les intestins. L’événement peut toucher un appareil ou un autre.

2ème porte d’entrée : une fois que la biologie vit le conflit dans un appareil donné, elle touchera l’un ou l’autre des organes de l’appareil selon que le conflit est vécu en termes musculaires, sensoriels, de souillure, de séparation, de honte, de peur, etc.

Exemples :

IL Y A PLUSIEURS PATHOLOGIES DE L’ŒIL : myopie, cécité, orgelet, ulcération de la cornée, strabisme…
Dans tous ces symptômes visuels, il y a un premier ressenti : l’événement est vécu sur le mode visuel. Il y a en plus un deuxième ressenti qui fait que c’est telle ou telle partie de l’œil qui sera touchée. Le strabisme (qui atteint les muscles de l’œil), correspond à un drame vécu de façon à la fois visuelle et motrice.

L’ulcération de la cornée : conflit visuel + relationnel (contact, séparation).

La cécité : conflit visuel + neurologique (il y a un projet inconscient de ne pas voir, ou de ne pas être vu).

La myopie : conflit visuel + peur-appréhension (danger). La néovascularisation intraoculaire : conflit visuel + circulatoire.

Un troisième paramètre intervient, selon que la personne vit son conflit comme un « trop négatif » ou comme un « manque ». Si quelqu’un est structuré sur du trop, sa solution sera de gommer, d’effacer ; si au contraire la personne est structurée sur du manque, du vide, de la séparation, sa réaction sera d’ajouter. Chaque cellule du corps a cette double possibilité, de se sentir soit séparée, soit agressée.

Cas cliniques :

• Une patiente ne fabriquait plus le tissu conjonctif de sa peau, parce qu’elle ne voulait pas réagir à l’agression. Elle se laissait agresser pour ne pas faire du mal à l’autre. Elle détruisait donc cet organe qui sert de bouclier, le derme. Face à un plus, à un trop négatif, elle se gommait elle-même.

• Une autre femme au contraire, lorsqu’elle se sentait agressée, insultée, renforçait son bouclier. Elle fit un cancer de la peau, un mélanome. Elle épaississait ainsi sa peau. Cette femme était structurée sur du manque (de considération), sa réaction était donc de faire de la masse.

Tout drame peut par ailleurs s’exprimer à différents niveaux : physique, psychique, comportemental, professionnel, etc.

Une personne vivant un conflit de séparation peut l’exprimer en faisant :

– un problème épidermique,
– en étant absente de ce monde, distraite,
– en exerçant une profession de contact,
– en ayant de nombreux passe-temps relationnels.
Ce sera une expression dans ce qui est permis, possible par le contexte socio-familial en fonction de l’éducation, de la culture, et des croyances personnelles.

LES DIFFERENTS RESSENTIS BIOLOGIQUES
Chaque cellule de notre corps est à la croisée de plusieurs chemins, elle a plusieurs appartenances. Plusieurs lectures se complètent.

Auteur : Christian Flèche – ECOLE DE DECODAGE BIOLOGIQUE – www.biodecodage.com



















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